C'est un phénoménal succès d'édition, une sorte de Harry Potter pour adultes. Il fallait bien que les huit millions d'exemplaires du - Da Vinci Code - vendus dans le monde (dont six millions aux Etats-Unis et 375 000 en France, chez Lattès) ouvrent des appétits. Comme toujours, Hollywood s'est précipité. La version cinématographique du - Da Vinci Code - est en tournage, sous la direction de Ron Howard, avec Russell Crowe et Kate Beckinsale.
En revanche, plus inattendue est la déferlante qui s'est abattue dans les rayons des librairies : depuis ce printemps, plus d'une douzaine d'ouvrages sont parus aux Etats-Unis, qui tous promettent de - décoder - le - Da Vinci Code -. L'un d'entre eux, - Le code Da Vinci décrypté -, écrit par le journaliste britannique Simon Cox, sort cette semaine en France (éditions du Pré aux Clercs).
La maestria de Dan Brown pour le suspense n'est évidemment pas le sujet de tous ces livres, qui ne s'intéressent qu'à la dimension ésotérique de ce polar historico-religieux. Et aux questions qu'il est censé poser. Exemples : - Jésus était-il marié à Marie-Madeleine ? Ont-ils eu un enfant ensemble ? Etait-elle un de ses disciples, ce que l'Eglise catholique aurait toujours caché pour pouvoir assurer la domination masculine ? -...
Malgré les apparences, la plupart de ces auteurs font bien plus qu'exploiter un juteux filon, ils mènent un combat. Darrell Bock, auteur de - Breaking the Da Vinci Code - (Casser le Da Vinci Code), raconte ainsi qu'il a eu l'idée de ce livre lors d'un débat télévisé avec Dan Brown : « Brown s'est mis à affirmer que, s'il devait écrire un livre d'histoire plutôt qu'un roman, il ne retirerait pas un mot ! Or son ouvrage est un bon roman, mais il est truffé d'erreurs historiques, d'affabulations », assure l'auteur, théologien protestant de Dallas.