HISTOIRE- SCIENCE OFFICIELLE
AL ANDALUS, L ESPAGNE ET LE TEMPS DES CALIFESDébarquant en Espagne après la première conquête musulmane de l'Andalousie en 711, Abd-al-Rahmân, le dernier calife omeyyade ayant pu fuir Damas, prend le pouvoir à Cordoue en 756. Dès cette époque, l'émirat Al Andalus se distingue par son autonomie à l'intérieur de l'islam et son rayonnement dans le monde méditerranéen. À l'époque du califat de Cordoue fondé en 939, la ville est, avec Constantinople et Bagdad, une puissante métropole culturelle comptant près de 500 000 habitants. La menace la plus importante vient des Berbères, qui s'emparent de la cité au XIe siècle et détruisent le palais d'Abd-al-Rahmân, emblème du califat. L'Espagne musulmane est alors divisée en plusieurs taïfas, dont émergent essentiellement les royaumes de Grenade et de Séville, où la culture et la science continuent de se développer dans la pluralité des religions. Les taïfas du Nord, plus fragiles, se placent sous la protection des chrétiens qui en tirent de substantiels profits. Ce commerce provoque la colère du pape Alexandre à Rome, qui exige que les musulmans soient chassés de la péninsule Ibérique. Mais ce n'est pas le fondamentalisme chrétien qui met un terme à la tolérance religieuse. Les premières attaques viennent de musulmans défavorisés et fanatiques qui jalousent la réussite économique et l'influence politique des juifs séfarades. Un pogrom contre la communauté juive fait plus de 4 000 victimes. Dans le même temps, les chrétiens commencent à vouloir repousser les musulmans hors d'Espagne... | ALEXANDRE LE GRAND : UNE VIE DE CONQUERANTLe destin singulier d'Alexandre le Grand a marqué pour toujours l'histoire de l'humanité. Parti de Macédoine vers 335 avant notre ère, le jeune roi, tout juste âgé de 20 ans, fils de Philippe II et d'Olympias, et élève d'Aristote, entreprit l'une des conquêtes militaires les plus audacieuses de l'histoire. De la Grèce à l'Indus, de Kaboul à Samarkand, en passant par l'Egypte et la Perse, ses exploits militaires lui permirent de créer, en à peine dix ans, l'un des plus vastes empires de l'Antiquité ! Mais qui était réellement Alexandre ? Les biographies antiques, dont celles d'Arrien et de Plutarque, décrivent un homme aux multiples visages et à la personnalité complexe : audacieux, génial mais aussi cruel, mégalomane, innovateur et cultivé, travailleur et tyrannique. Depuis sa mort prématurée, à Babylone, en 323 avant Jésus-Christ, des générations d'historiens ont tenté de percer l'énigme de la personnalité de cet homme au destin hors du commun... | B COMME BABYLONEUne plongée parmi les trésors de la première grande capitale mondiale, à la fois ville maudite et berceau d'une civilisation fascinante, disparue il y a 3 000 ans et redécouverte à l'orée du XXe siècle. Salam Jawad, jeune iconographe d'origine irakienne, collecte des objets babyloniens afin de concevoir une encyclopédie en ligne. En sa compagnie, nous rencontrons quelques-uns des spécialistes qui ont pu explorer le site de la ville disparue, aujourd'hui inaccessible, comme Béatrice André-Salvini du musée du Louvre, l'une des rares personnes au monde à lire le babylonien «dans le texte», ou Joachim Marzahn, à Berlin, qui nous invitent à un formidable voyage dans le temps | BABYLONE SECRETENabuchodonosor, fils de Nabopolassar, régna sur Babylone au VIe siècle avant l'ère chrétienne. Sa souveraineté a marqué l'apogée de l'empire néo-babylonien et son extension vers l'Egypte. Nabuchodonosor a laissé le souvenir d'un despote sanguinaire qui, après avoir pris Jérusalem, en a déporté les habitants, écrasant les velléités de résistance par des mesures d'une extrême cruauté. Dans l'ancienne ville de Sippar, aujourd'hui en Irak, des fouilles archéologiques ont permis de découvrir, il y a une dizaine d'années, une salle murée qui pourrait être la plus ancienne bibliothèque de l'Antiquité. Ce lieu renferme 400 tablettes d'argile couvertes d'écriture cunéiforme. Une aubaine qui permet de mieux connaître l'homme et le souverain Nabuchodonosor. | C EST DANS L AIR - TCHERNOBYL UN MENSONGE FRANCAISLe 26 avril 1986, la plus grande catastrophe nucléaire civile de tous les temps laissait des zones contaminées pour des décennies. Le 29 avril, le nuage radioactif venant de la centrale Tchernobyl arrive sur la France, les installations nucléaires détectent une importante radioactivité et en informent le Service central de protection contre les rayonnements ionisants.
Pourtant, à l’époque, alors que les pays voisins prennent d’importantes mesures sanitaires, les autorités françaises - en début de cohabitation Mitterrand-Chirac - expliquent, cartes à l’appui, que le nuage radioactif s’est arrêté juste aux frontières françaises, grâce à un anticyclone. Et donc, qu’il n’y a pas de risque pour la santé des Français.Contre l’avis de la Commission européenne, la France avait exigé un vote -à l’unanimité-, empêchant ainsi toute décision contraignante obligatoire en Europe, laissant les pays agir de leur propre chef. La population de l’Hexagone, elle, n’était pas informée de ces tractations en coulisse.Aujourd’hui, un an avant le 20e anniversaire de l’accident de Tchernobyl, une nouvelle expertise accrédite la thèse d’une dissimulation des informations sur le passage du nuage radioactif au-dessus de la France et la volonté des autorités de minimiser l’ampleur des mesures à prendre. | EGYPTE - 1/3 SUR LES TRACES DE RAMSES II1814. Lorsque Giovanni Belzoni arrive en Egypte, accompagné de sa femme et d'un domestique irlandais, le pays n'est ouvert aux Européens que depuis une quinzaine d'années. Et déjà, il attire les explorateurs et les collectionneurs, fascinés par son ancienne civilisation. Au Caire, Belzoni fait la connaissance de John Lewis Burckhardt, aventurier d'origine suisse qui parcourt l'Egypte habillé en arabe, et de Henry Salt, consul général britannique, qui rassemble pour le compte du British Museum une collection d'antiquités. Ce dernier propose à Belzoni un travail : descendre le Nil jusqu'à Thèbes et lui rapporter un buste colossal de pharaon, connu sous le nom de «jeune Memnon» qui gît devant le temple. On ignore alors qu'il s'agit d'une statue de Ramsès II et que le temple a été bâti à sa mémoire. | EGYPTE - 2/3 A LA RECHERCHE DE TOUTANKHAMONC'est lors de la présentation d'une collection égyptienne à son père que Howard Carter tombe amoureux de l'Egpyte antique. Son goût pour l'aventure et sa passion pour les vieilles pierres le poussent à devenir, à 17 ans, un peintre archéologue avant de s'engager comme ouvrier au service des chercheurs du moment. Du fait de son manque d'éducation et son statut social médiocre, il doit à tous prix faire une découverte importante pour être reconnu dans le milieu. Il va saisir sa chance en se lançant dans la course au tombeau d'un certain Toutankhamon. Fils de Akhenaton, Toutankhamon accède au trône à l'âge de huit ans. Ses parents ont été tués par la peste et il doit maintenant gérer un empire affaibli par les manœuvres politiques de son père. Sa mort mystérieuse à dix huit ans est à l'origine de la légende de la malédiction du tombeau de Toutankhamon. Un rendez-vous avec l'Histoire mystique et intriguant. | EGYPTE - 3/3 LE SECRET DES HIEROGLYPHES1798. Savants, linguistes et érudits participent à la campagne d'Egypte de Napoléon. En marge des opérations militaires, ils dessinent, cartographient, fouillent et redécouvrent les splendeurs longtemps oubliés de la civilisation égyptienne antique. Mais les plus grands secrets des pharaons sont enfermés dans l'indéchiffrable écriture hiéroglyphique. Les Français mettent au jour un objet qui va fournir une des clés du mystère : la pierre de Rosette, sur laquelle est gravée une proclamation du pharaon Ptolémée V rédigée en trois langues : grec, démotique et hiéroglyphique. Sa traduction devra attendre 1822, date à laquelle le jeune linguiste Jean-François Champollion a un éclair de génie qui lui permet de percer le mystère de ces signes. | L EGYPTE DES PHARAONS - 5/5 LA CONQUETE DES HIEROGLYPHESLes anciens Égyptiens pensaient que l'écriture avait été inventée par le dieu Thoth et appellèrent leur écriture Hiéroglyphique «mdw-ntr» (mots de Dieu). Le mot «hiéroglyphe» vient des mots Grec «hieros» (sacré) et «glypho» (inscription) et fut utilisé pour la 1ère fois par Clément d'Alexandrie. Cette écriture naquit dans la vallée du Nil, elle est entièrement originale.
Les plus anciens documents connus en Hiéroglyphes datent de 3100 avant JC, il s'agit de la palette de pierre du roi Narmer, elle commémore la conquête de la Basse Égypte. La dernière inscription connue date de 394 après JC, elle a été retrouvée dans l'Île de Philae.
Les Hiéroglyphes étaient surtout utilisés sur les murs de temples et des tombes. Certaines inscriptions pouvaient aussi être colorées ou contourées. Par contre l'écriture Hiératique était l'écriture de tous les jours.
La connaissance des Hiéroglyphes fut perdue au IVème siècle avec la fermeture de tous les temples ordonnés par l'empereur Theodsius I. Elle fut redécouverte au XIXème siècle par Jean-François Champollion.
Il n'existe pas de direction fixe (voir la partie En savoir plus) pour l'écriture des Hiéroglyphes (horizontale ou verticale, de droite à gauche ou de gauche à droite). Les signes représentant des êtres animés, hommes ou animaux, indiquent le sens de lecture. Ils regardent presque toujours vers le début de la ligne.
Sous l'ère classique (2000 à 1650 avant JC), il existait 700 signes Hiéroglyphiques et sous l'ère Greco-Romaine (332 avant JC à 400 après JC), il existait plus de 5000 signes. | LA CUISINE AU MOYEN AGE Epoque d'une grande spiritualité, le Moyen Age vit aussi régner un appétit inégalé pour les nourritures terrestres : rarement en effet on aura autant mangé, les rations quotidiennes de pain et de viande atteignant souvent les 500 g contre 125 aujourd'hui.
Copieuse, cette cuisine fut aussi raffinée, élaborée. Chimie culinaire, art de la table, mariage des épices... les chefs médiévaux maitrisaient déjà les secrets de la gastronomie, dans le respect de codes oubliés, de goûts surprenants.
Ces chefs d'hier, dits "maîtres queux", officiaient dans des cuisines occupant parfois toute une partie des palais princiers, avec sous leur ordre, une "brigade" d'ouvriers : jusqu'à 70 hommes, aux surnoms savoureux évoqués par Rabelais : "Rince-pot", "Gratte-Pot" et autres "Patogeoir". | LA DERNIERE BATAILLEPour raconter l’agonie du Berlin nazi et l’ultime bataille, entre le 20 avril et le 2 mai 1945, qui entraîna la capitulation du IIIe Reich, Hans-Christoph Blumenberg a fait le choix de scènes reconstituées. Elles permettent de saisir toute la tension dramatique de ces treize jours de chaos. Des images évoquent Hitler terré dans son bunker et alignant des divisions fantômes. Pendant ce temps, des jeunes gens meurent dans la bataille qui fait rage, les fidèles du parti se suicident par milliers, les femmes et les enfants se réfugient dans les caves des immeubles en ruines, et un commentateur de la radio, barricadé dans un studio, lutte sur les ondes jusqu’à la dernière minute. | LA GRECE ANTIQUE BERCEAU DU MONDE MODERNE - 1/3 LA REVOLUTIONEn 508 avant Jésus-Christ, les rues d'Athènes sont en pleine tourmente. Le peuple s'est en effet élevé contre le tyran qui dirigeait la ville jusque-là : après des siècles d'oppression, il exige sa liberté. A ce moment clé dans l'histoire de la Grèce, il y a un homme, en particulier, qui observe le déroulement des événements : Clisthène. Elevé lui-même au sein de la classe dirigeante, où on lui appris à considérer les gens ordinaires avec mépris, Clisthène a bien compris que ce peuple avait le droit de décider de la façon dont il souhaitait être gouverné. Il s'agit d'un moment crucial dans sa vie, dans la vie de son peuple et même dans celle de la civilisation occidentale, puisque Clisthène va instaurer le premier système de gouvernement démocratique. Cet épisode installe donc le décor devant lequel l'histoire va se jouer, décrivant la ville d'Athènes telle qu'elle était avant la révolution, en parallèle avec la vie de Clisthène. Il retrace ensuite les événements qui ont conduit à la création de l'Assemblée, où chaque citoyen peut assister aux débats et voter sur les propositions émises. | LA GRECE ANTIQUE BERCEAU DU MONDE MODERNE - 2/3 L AGE D ORAprès s'être libérés du joug d'un dirigeant tyrannique, les Athéniens ont réussi à mettre en place leur démocratie. Mais ils ont ensuite été confrontés à un tout autre défi : une attaque de la part de l'Empire perse, la plus grande puissance de l'époque, qui s'étendait de la Méditerranée jusqu'en Inde. Lors de la bataille de Marathon, l'armée perse est deux fois plus grande que celle des Athéniens. Pourtant, ce sont ces derniers qui remportent la victoire et qui continuent à défier les envahisseurs pendant plus d'une décennie ! Un homme, a plus particulièrement, contribué à cette réussite : Thémistocle, le génie en stratégie militaire . Grâce à lui, les Athéniens se dotent d'une flotte importante, qui leur permet de gagner la grande bataille de Salamine et leur offre ensuite la possibilité d'ériger leur propre empire. Sous l'égide du visionnaire Périclès, Athènes va alors vivre une grande période de prospérité, période qui voit la construction du Parthénon et la floraison des arts. | LA GRECE ANTIQUE BERCEAU DU MONDE MODERNE - 3/3 L HERITAGEEn 431 avant Jésus-Christ, Athènes est une ville d'une richesse inégalée, le centre d'un vaste empire prospère. Les arts et les sciences y sont en plein essor, tandis qu'autour de Socrate se forme un groupe de penseurs qui remettent en question les idées reçues. Pendant cette période de prospérité, c'est Périclès qui dirige la cité. Mais celui-ci prend alors le risque de perdre tout ce qu'il avait construit avec les Athéniens, en relevant un grand défi : mener une ultime guerre qui peut faire d'Athènes le souverain incontesté de toute la Méditerranée. Et, en effet, si le conflit transforme bien radicalement Athènes, ce n'est pas dans le sens que Périclès l'avait envisagé : assiégée, frappée par la peste, dépourvue de sa flotte, la cité finira par signer sa reddition. A la recherche d'un bouc émissaire, le peuple va alors se retourner contre Socrate, qui sera condamné à mort. Mais ses idées resteront ancrées dans les mémoires et, grâce à lui, les Grecs réussiront à maintenir et à transmettre un empire, celui de l'esprit | LA GUERRE DE 40 FILMEE PAR LES ALLEMANDS La propagande allemande a utilisé à partir de 1940 des reportages pour démontrer toute l'étendue de sa victoire en France ; les Alliés ont contrecarré ces manipulations.
En 1940, les Allemands ont filmé leur victoire en France : passage de la frontière, chute de Sedan, reddition de plusieurs villes françaises, Hitler sur les champs de bataille. Une volonté de Hitler qui comprit très tôt que propagande et désinformation étaient des armes psychologiques à ne pas négliger. Le ministère de la Propagande met en scène des soldats allemands victorieux face à une armée française «dégénérée racialement», en guenille et abandonnée par les Anglais. Des historiens et des résistants analysent les discours et les arguments employés dans de nombreux extraits d'actualités allemandes, dans les tracts et les affiches. Ils décrivent cette guerre des images menée par Hitler, puis contrecarrée par les Anglais grâce à une information de qualité qui présenta la défaite de l'Allemagne comme inévitable. | LA WEHRMACHT - 1/5 LA GUERRE ECLAIRL'histoire de la Wehrmacht, c'est celle d'une armée de 17 millions d'hommes combattant sous le drapeau de l'Allemagne nazie et dont un sur trois n'est pas revenu de la Seconde Guerre mondiale. C'est aussi l'histoire de nombreux crimes de guerre dont la réalité, après avoir soulevé de vives polémiques, est aujourd'hui incontestée.
Les premiers crimes contre la communauté juive et les civils derrière la ligne de front commencent avec l'invasion de la Pologne. Quant à la victoire de juin 1940 sur la France, elle est loin d'être gagnée d'avance, contrairement à la légende. La bataille de Dunkerque fut ainsi davantage une épreuve de force menée par le Führer à l'encontre de ses généraux qu'une décision stratégique. | LA WEHRMACHT - 2/5 LE TOURNANT DECISIFLa plupart des généraux se réjouissent de pouvoir attaquer l'URSS le 22 juin 1941 et rêvent, comme Hitler, de conquête à l'Est pour assurer au Reich plus d'-espace vital-. Mais la résistance acharnée de l'Armée rouge empêche la prise de Moscou. Plus de guerre éclair au programme, mais l'implacable hiver russe qui décime les rangs. Le Führer cherche des boucs émissaires parmi les hauts gradés et, bien sûr, il les trouve. | LA WEHRMACHT - 3/5 LES CRIMES DE L ARMEEC'est aujourd'hui un fait reconnu : la liste des crimes commis par la Wehrmacht pendant la guerre est longue. Une question demeure pourtant : l'armée allemande tout entière n'était-elle donc composée que de brutes lâchées à travers l'Europe ou bien les exactions ne furent-elles que le fait de quelques-uns ? Et quelle fut l'implication des soldats et des officiers dans les camps d'extermination ? Le documentaire revient sur des faits précis révélés par les dernières études des historiens, sur le front russe notamment, et sur le soutien apporté indirectement à l'holocauste par certaines unités de la Wehrmacht. | LA WEHRMACHT - 4/5 LE COMPLOT DES GENERAUXSi l'attentat contre Adolf Hitler, le 20 juillet 1944, n'avait pas été un échec, il aurait marqué un tout autre tournant dans le conflit mondial. Ingo Helm et Alexander Berkel reviennent sur cet événement, dont beaucoup ignorent qu'il fut fomenté par les propres troupes du Führer, et notamment l'officier Henning von Tresckow. | LA WEHRMACHT - 5/5 LE DESASTRE FINALA l'automne 1944, la défaite d'Hitler n'est plus qu'une question de temps. A l'Est comme à l'Ouest, les Alliés sont aux portes du Reich. Pourtant, malgré ce naufrage, des jeunes, âgés de 16 ou 17 ans, enrôlés dans la Wehrmacht, sont envoyés au front avec un mot d'ordre : «Lutter jusqu'à la victoire». Ainsi, durant les quatre derniers mois du conflit, 1,2 millions de soldats allemands vont trouver la mort. L'espérance de vie d'une recrue de la Wehrmacht est alors d'à peine quatre semaines. Pourquoi une telle force d'autodestruction ? Des images d'archives et des récits de témoins permettent de donner un tableau très complet de la Wehrmacht dans la phase finale de la guerre. | LE MYSTERE DES PIERRES SACREESLe site de Stonhenge, en Grande-Bretagne, est toujours resté une énigme à travers les âges : depuis des millénaires, cet ensemble mégalithique n'a en effet cessé de mettre au défi les connaissances des scientifiques et d'inspirer mystiques et artistes en tout genre. Quatre mille ans après son édification, ses secrets restent intacts : pourquoi a-t-il été construit, par qui et comment ? Ce documentaire tente de percer le mystère en étudiant les nombreux changements historiques qui se sont produits pendant le néolithique en Europe | LE PROCES DES TEMPLIERSLe vendredi 13 octobre 1307, sur injonction du roi de France Philippe le Bel, des milliers de templiers sont arrêtés et emprisonnés. Ce coup de force sonne le glas d'un ordre qui, par son influence, sa richesse et son indépendance vis-à-vis du pouvoir temporel - les templiers en effet ne rendaient des comptes qu'au pape en personne -, était perçu comme un rival par un monarque ambitieux et préoccupé par l'économie de son royaume. Au terme de cinq années d'un procès où les accusations les plus grossières masquent mal le dessein politique sous-jacent, la dissolution de l'ordre est prononcée par le pape Clément V en 1312. A l'aide de témoignages d'experts et d'historiens, Jens-Peter Behrend revient sur les principales étapes du procès des templiers. | LE SACRE DE L HOMME 1/2
Il y a douze mille ans l'évolution de l'homme prend un tournant décisif. Il maîtrise maintenant la roue, les métaux et l'écriture. De nomade, sa vie devient sédentaire, il invente des nouvelles techniques d'agriculture, et devient même éleveur. Il apprend à domestiquer certaines espèces comme le loup et certains félins.
Mais ce nouveau style de vie ne se fait pas sans écueils, la possession entraîne des luttes d'intérêt et cotoyer le bétail l'expose à de nombreuses maladies, voire des épidémies.
Après Homo Sapiens, qui nous faisait découvrir l'homme à l'époque de la préhistoire, avec le Sacre de l'homme on franchit une étape suplémentaire avec l'invention de l'écriture. Ainsi, Homo Sapiens entre de plain-pied dans l'histoire. Le récit franchit près de dix mille ans d'histoire pour s'achever avec la découverte de Sumer, qui est la première civilisation connue. | LE SACRE DE L HOMME 2/2Sur le plan de l'histoire, on ne peut pas faire la fine bouche, ce nouveau tome de la série Homo Sapiens se montre très didactique. Mais l'ensemble manque de vie, et apparaît statique, figé, comme dans un tableau. On a parfois du mal à entrer dans l'histoire car la frontière entre le narrateur et le récit lui-même est souvent franchie, ce qui donne l'impression d'une lecture un peu lourde et fastidieuse.
Avec le dessin, on est un peu surpris, comme s'il voulait se défaire de l'image de Rahan : on ne retrouve pas tellement de personnages pouvant avoir les traits du héros. Sans doute une manlère de ne pas attirer le regard du lecteur sur un personnage en particulier. Car le héros, ici, c'est la série.
Ainsi, Le sacre de l'homme est intéressant de par son contenu, et permet de retrouver André Chéret aux crayons, mais nul doute que le documentaire sur France Télévision sera plus captivant. | LEONARD DE VINCI - L HOMME QUI VOULAIT TOUT SAVOIRLe première épisode de ce documentaire suit Leonard de Vinci de sa naissance illégitime au village de Vinci en Italie en 1452, à la réalisation en 1447 à Milan de l'un des chefs d'oeuvres de la renaissance «La Cène». Après s'être initié à la peinture au coeur de la Renaissance à Florence, Leonard de Vinci survit à une arrestation et à de terribles tortures et décide de s'installer dans une autre grande ville, Milan. Il y rencontre son gouverneur, le duc Ludovic Sforza, l'un des tyrans les plus redoutés et les plus détestés d'Italie. Comme tous les dirigeants de la Renaissance, le duc vouait un culte aux machines de guerre | LEONARD DE VINCI - LIAISONS DANGEREUSESLeonard de Vinci est né en Italie il y plus de cinq siècles. On le connaît surtout en tant que peintre de la Joconde, le tableau le plus célèbre au monde, mais il fut aussi un ingénieur hors pair, un inventeur génial et un pionnier de la médecine. Il fut le premier à dessiner le développement de l'embryon humain et il fit des découvertes sur le fonctionnement de notre corps que le monde mettra cinq siècles à redécouvrir. Trois cent ans avant la mise au point définitive du scaphandre, il conçut un moyen de marcher au fond de la mer. Il dessina également une sorte de deltaplane qu'on expérimentera avec succès que quatre cent quatre-vingt-dix ans plus tard. Ce documentaire va mettre pour la première fois à l'épreuve ses inventions et ses découvertes étonnantes et expliquera également pourquoi la plupart de ses innovations ont mis si longtemps à revoir le jour. | LES CELTES 1/2Les Celtes combattaient nus, aimaient conserver la tête de leurs ennemis vaincus en guise de trophée et étaient assoiffés de bière et de sang. Ce tableau dépeint par nombre d'auteurs antiques présente un peuple particulièrement sauvage et fruste, mais les découvertes archéologiques modernes tempèrent significativement ce portrait. L'anthropologiste Richard Rudgley parcourt l'Europe sur les traces de la civilisation disparue, depuis les ruines d'anciennes cités celtiques jusqu'aux champs de batailles de l'âge de fer, et démontre que les Celtes étaient aussi un peuple organisé et amateur d'art. | LES CELTES 2/2Repoussés sans cesse par l'Empire romain en pleine extension, les Celtes trouvent finalement refuge dans l'actuelle Grande-Bretagne. C'est sur ces terres que les archéologues ont découvert les ruines les plus impressionnantes de la civilisation disparue ainsi que de nombreuses sépultures. Le cadavre d'un Celte a même été retrouvé, en 1984, dans une tourbière. Les marques constatées sur le macchabée ont relancé les rumeurs de sacrifices humains pratiqués par les druides.
Cette seconde partie se révèle aussi captivante que la première, les Celtes, tour à tour modernes et barbares, ne cessant de fasciner. | LES CIVILISATIONS DISPARUES - ATHENES AU TEMPS PERICLESLa ville d'Athènes est connue pour être le berceau de la démocratie mais aussi pour ses monuments colossaux, véritables prouesses architecturales.
Périclès (495-429 avant Jésus Christ), un haut magistrat élu par le peuple, fit ériger nombre d'édifices restés célèbres.
Ainsi en 449 avant Jésus Christ, il fit construire le Parthénon, un temple dédié à la déesse Athéna.
Celui-ci devint le symbole de la ville et inspira les architectes du monde entier.
Soucieux du bien-être des habitants de la cité et désireux de contribuer au prestige d'Athènes, il créa la marine la plus puissante et la plus rapide de son temps pour combattre les spartiates. | LES CIVILISATIONS DISPARUES - BRAVEHEARTA la fin du XIIIe siècle, la Couronne d'Angleterre attaque l'Ecosse. En remportant une victoire éclatante sur l'ennemi, William Wallace, surnommé «Braveheart», devient le plus grand héros du pays. Né en 1270, dans la ville d'Eldersie, il est fils d'un chevalier tué pour avoir refusé de reconnaître l'autorité du roi d'Angleterre Edward Ier. En le vengeant, Wallace devient un meneur d'hommes et un symbole national du patriotisme. Son plus grand exploit demeure sa victoire sur l'armée anglaise lors de la bataille de Stirling Bridge. | LES CIVILISATIONS DISPARUES - JERUSALEM AU TEMPS DE JESUSSituée sur le mont Sion, à 745 m d'altitude, la ville de Jérusalem était, à l'époque de Jésus, au début de l'ère chrétienne, la capitale de la Judée.
Jésus n'y est entré que peu avant sa mort : c'est à Jérusalem qu'il a été condamné, et sur une colline voisine - Golgotha - qu'il a été crucifié.
En 66, après la première révolte de juifs réprimée dans le sang par Titus, Jérusalem est presqu'entièrement détruite.
Les juifs sont massivement exilés et dispersés dans l'empire.
Grâce aux techniques de modélisation par ordinateur, l'ancienne Jérusalem est ici reconstituée telle qu'elle devait se dresser jadis, autour de son temple, à l'époque du puissant roi Hérode.
Ce documentaire invite également à découvrir les endroits que le Christ a foulés, notamment les bassins de Siloam et de Bethesda. | LES CIVILISATIONS DISPARUES - L EGYPTE DE RAMSES IILe père du futur roi Ramsès II le nomme général dès l'âge de 10 ans. Son destin est tout tracé : il deviendra pharaon. Tout au long de son incroyable règne, qui dure 67 ans, il n'aura de cesse d'affirmer sa puissance. Ses nombreuses constructions font prospérer l'économie du pays. Il fait bâtir le temple d'Abou Simbel au moyen de grandes innovations techniques que des archéologues tentent aujourd'hui de reproduire. | LES CIVILISATIONS DISPARUES - LA FOLIE ARCHITECTURALE D HITLERHitler n'a pas fait que détruire, il a aussi cherché à construire. Pour mener à bien ses projets pharaoniques, il engage dès 1934 l'architecte Albert Speer. Son obsession : dépasser Rome. Il veut créer une nouvelle capitale mondiale nommée «Germania», sur le site de Berlin. De nombreux prisonniers de camps de concentration travailleront à ce projet dans des conditions inhumaines, dont la mort sera souvent l'issue. Dans ce documentaire, des spécialistes recréent l'Allemagne du futur telle que Hitler la concevait. Au terme de soixante années de recherche, avec l'aide d'analyses et de technologies numériques, les experts révèlent ce à quoi Berlin aurait ressemblé si le Führer avait réalisé toutes les gigantesques constructions issues de son imagination démente. | LES CIVILISATIONS DISPARUES - LE MYTHE DE L ATLANTIDEAu XXe siècle, Sir Arthur Evans découvre en Crète, sous des milliers de tonnes de cendres volcaniques, un palais spectaculaire. Ce monument possède un système élaboré de distribution et d'évacuation de l'eau comme il n'en existera pas avant des siècles. Après de nombreuses fouilles, les spécialistes établissent un lien entre ce palais et une ville exhumée à Santorin. Ceux-ci pourraient provenir de la civilisation pré-antique de l'Atlantide décrite par Platon. | LES CIVILISATIONS DISPARUES - LES BUNKERS SECRETS DE CHURCHILLPendant la Seconde Guerre mondiale, un large réseau de souterrains est secrètement construit sous la ville de Londres. Les Anglais ont gardé en mémoire les bombardements aériens dont ils ont été victimes lors du premier conflit mondial et ont mis en place cette parade. Ces labyrinthes ont pour fonction d'abriter des personnalités importantes et principalement le Premier ministre anglais Winston Churchill pendant les pires heures du conflit. C'est lui qui, redoutant que les communications avec l'extérieur ne soient détruites par l'ennemi allemand, commande la construction de ce surprenant système de tunnels. Ces souterrains existent toujours aujourd'hui et demeurent secret d'Etat.
| LES CIVILISATIONS DISPARUES - LES CHATEAUX DU COMTE DRACULAPour créer Dracula, le célèbre vampire, le romancier Bram Stocker s'est inspiré d'un personnage historique du XVème siècle : le prince transylvanien Vlad Tepes dit Vlad l'Empaleur ou encore Vlad Dracul. Ce seigneur de guerre, qui vivait sur les terres de l'actuelle Roumanie, fit construire de nombreux palais fortifiés comme son fameux château au sommet d'une montagne qui fait aujourd'hui la joie des touristes. Célébré de son vivant pour son courage, il était aussi connu et redouté pour sa cruauté. En effet, sa méthode d'exécution préférée était le pal (plusieurs milliers de ses ennemis furent empalés) et l'un de ses hobbies était de collectionner le nez de ses victimes (on dit qu'il en possédait 24 000)... | LES CIVILISATIONS DISPARUES - LES INSTALLATIONS SECRETES DE LA BOMBE ASeptembre 1942, les milliers d'agriculteurs vivant à Oak Ridge, une ville isolée dans la campagne du Tennessee, reçoivent une lettre leur intimant de quitter leurs terres dans les plus brefs délais. Celles-ci ont en effet été réquisitionnées par l'armée américaine. C'est sur ces 30 000 hectares que sera secrètement développée et testée la bombe atomique. En grande hâte, les militaires construisent des habitations pour accueillir les 75 000 personnes qui se sont engagées à soutenir l'armée dans l'effort de guerre et qui travaillent sur ce chantier, sans même savoir ce à quoi elles participent précisément. | LES CIVILISATIONS DISPARUES - LES MYSTERES DES TEMPLIERSFondé en 1119, à Jérusalem, l'ordre religieux et militaire des Chevaliers du Temple a pour mission de défendre la terre sainte. Le premier objectif de ses membres, les Templiers, est de protéger les pèlerins qui voyagent vers Jérusalem. Ils installent leur centre administratif dans l'ancienne mosquée de Tortose - dans l'actuelle Syrie - et construisent dans la ville une chapelle majestueuse ainsi qu'un magnifique château imprenable entouré d'épaisses murailles. Acquérant au fil des ans richesse et pouvoir, les Templiers attisent les convoitises. A leur retour en France, le roi Philippe IV le Bel ordonne leur arrestation et les fait condamner pour hérésie. Il s'agit en fait d'une manoeuvre pour se débarrasser de cet ordre devenu trop puissant et faire main basse sur ses trésors. | LES CIVILISATIONS DISPARUES - PALENQUE UNE CITE MAYA DANS LA JUNGLEAu coeur de la jungle mexicaine se trouve la cité perdue de Palenque, construite par la civilisation Maya il y a 1500 ans. Elle est mystérieusement abandonnée par ses habitants au IXème siècle de notre ère. Sa redécouverte, mille ans plus tard au XIXème siècle, a permis aux historiens et aux archéologues d'approfondir leurs connaissances sur la civilisation maya et en particulier sa maîtrise de la géométrie, de l'astronomie ou encore de l'hydraulique. Les édifices très élaborés, notamment certains temples, ont aussi apporté de nombreux renseignements sur les techniques de construction uniques en leur genre employées par les Mayas. | LES CIVILISATIONS DISPARUES - SAINT PAUL ET LES PREMIERS CHRETIENSAprès la crucifixion du Christ, ses disciples sont à peine une centaine. Toutefois, leur culte ne disparaît pas grâce à un homme. Saül, un enseignant Juif religieux persécute les chrétiens, avant de devenir Paul, le plus grand messager de Jésus. A l'origine de cette conversion, une apparition du Christ. Il commence un voyage qui va durer toute sa vie et va parcourir trente mille kilomètres. En l'an 52 de notre ère, il arrive à Ephèse, la quatrième plus grande ville de l'Antiquité et il délivre son message près du temple d'Artémis, une construction fabuleuse et aussi le plus grand temple païen de l'époque. Des experts tentent de reconstituer le monde qu'il a parcouru pour prêcher sa foi. | LES CIVILISATIONS DISPARUES - TRESORS PAIENS DES ILES BRITANNIQUESIl y a 5 000 ans, sur les terres de l'actuel Royaume-Uni, vivaient les païens. Pendant des siècles, leur civilisation, plus ancienne que les pyramides d'Egypte, a vécu en autarcie, isolée du reste du monde par la mer. En 1857, dans les îles Orkney, au nord de l'Ecosse, un village païen enfoui sous les sables est découvert après le passage d'une tempête. Bien conservées, les habitations en pierre creusées dans le sol et reliées entre elles par des souterrains ont livré de nombreux indices sur le fonctionnement de la société païenne. En revanche, le fameux monument mégalithique appelé Stonehenge, érigé par les païens 2 000 ans avant Jésus Christ, est loin d'avoir livré tous ses secrets. | LES COMPLICES D HITLER - 01/12 HESS LE SUPPLEANTRudolf Hess fut à la fois le premier et le dernier des collaborateurs historiques d'Adolf Hitler. C'est lui qui rédigea sous la dictée le manuscrit de «Mein Kampf», en 1923, dans la forteresse de Landsberg, lui encore qui fit figure de dernier vestige du nazisme, dans la prison de Spandau où il finit par se suicider en 1987. Documents d'archives et témoignages montrent surtout une âme faible, désireuse plus qu'une autre de se soumettre à une volonté plus ferme que la sienne. A ce titre, Rudolf Hess incarne parfaitement la psychologie de masse totalitaire. Ce chef qui n'en fut pas un se fourvoya en 1941, allant de sa propre initiative chercher en Angleterre à négocier une paix séparée dont Churchill ne voulut évidemment pas entendre parler. Hess ne devait plus sortir de prison jusqu'à sa mort, près de quarante-cinq ans plus tard. | LES COMPLICES D HITLER - 02/12 DONITZ LE SUCCESSEURKarl Dönitz (16 septembre 1891 à Berlin-Grenau - 24 décembre 1980 à Aumühle, Schleswig-Holstein) était un amiral allemand, que Adolf Hitler désigna par testament comme son successeur à la tête du Troisième Reich.
Il atteint le rang de grand amiral dans l'Allemagne nazie, sans avoir adhéré formellement au parti nazi. Il servit comme commandant en chef des sous-marins (Befehlshaber der Unterseeboote) de la Kriegsmarine pendant la Seconde Guerre mondiale. Sous son commandement, la flotte des U-boot participa à la bataille de l'Atlantique, en essayant de priver le Royaume-Uni des approvisionnements indispensables des États-Unis et d'ailleurs. Il servit enfin pendant 20 jours comme président du Reich (Reichspräsident), après le suicide d'Adolf Hitler. | LES COMPLICES D HITLER - 04/12 GOERING LE NUMERO DEUXDeuxième derrière Hitler dans la hiérarchie nazie. Né à Rosenheim en Bavière en 1893, fils d’un haut fonctionnaire prussien ami de Bismarck. Pilote de chasse pendant la Première Guerre mondiale, il est nommé à la tête de l’escadrille Richthofen en 1918. Hermann Goering (crédits photo : droits réservés)Membre du parti nazi à partir de novembre 1922, il dirige les SA dès le mois suivant. Blessé lors du putsch de Munich, il doit s’exiler en Autriche et ne rentre en Allemagne, amnistié qu’en 1927. Lui incombe alors la tâche de conquérir les milieux financiers. Elu au Reichstag en 1928, il en devient président en août 1932 et négocie la nomination d’Hitler comme chancelier. En mars 1933, il organise les premiers camps de concentration appelés - centres de réhabilitation - puis, ministre de l’Intérieur, il fonde la Gestapo. En juin 1934, il dirige la rafle des SA lors de la - nuit des Longs couteaux -. Il réorganise la Luftwaffe dont il engage la légion - Condor - dans le conflit espagnol. Le 27 avril 1936, il est chargé par Hitler du plan quadriennal destiné à préparer la guerre. Il fut donc le principal responsable de la course aux armements et orienta l’économie allemande vers l’autarcie. Il fait écarter les généraux Fritsch et Blomberg et reçoit le plus haut grade militaire, celui de feld-maréchal. Promu maréchal du Reich en 1940, son prestige est atteint par l’échec de la bataille d’Angleterre puis les bombardements aériens sur l’Allemagne. Il commet l’erreur de stopper la recherche aéronautique pour concentrer les efforts sur la production industrielle. Chargé d’exploiter l’économie soviétique, c’est également un grand pilleur de musées. Alors qu’il avait été en 1941 désigné successeur d’Hitler, celui-ci le condamne à mort après sa fuite le 29 avril 1945. Condamné à mort par le tribunal de Nuremberg, il échappe à la pendaison en absorbant du poison. | LES COMPLICES D HITLER - 06/12 SPEER L ARCHITECTEArchitecte du nazisme et ministre de l'Armement, ce technocrate habile réussit à sauver sa tête, n'étant condamné qu'à 20 ans de prison par le tribunal de Nuremberg.
Albert Speer mourut à Londres en 1981. Curieux destin pour celui qui fut l'architecte d'Hitler, l'ordonnateur de ses fêtes païennes, son ministre de l'Armement et l'inspecteur général de Berlin, l'un des hommes les plus puissants du Reich donc, et à l'en croire, le seul ami du Führer. Ce technocrate habile sauva sa tête lors du procès de Nuremberg en battant sa coulpe et en affirmant n'avoir rien su de ce qui se tramait, déconnecté du monde sous la perfection abstraite de ses calculs de productivité. Il purgea une peine d'emprisonnement de vingt ans à Spandau avant de recouvrer sa liberté. Des documents inédits démontrent pourtant qu'il joua un rôle essentiel dans la déportation des juifs et le recrutement des travailleurs forcés pour les usines d'armement. | LES COMPLICES D HITLER - 08/12 EICHMANN L EXTERMINATEURUne enquête historique sur les hauts dignitaires du IIIe Reich, dont Adolf Eichmann fut un membre important, ayant en charge la mise en place des camps de concentration.
Pour prendre le pouvoir et instaurer la dictature, Hitler aura eu besoin de nombreuses complicités dans toutes les institutions et dans tous les milieux. Eichmann fut l'un de ses exécutants les plus zélés. Très tôt engagé dans la S.S., il fut chargé, dès l'Anschluss, de régler la «question juive» en Autriche. En 1939, on lui confia également le sort des Juifs d'Europe centrale et orientale. On peut le considérer comme un des principaux organisateurs des camps d'extermination, ce que ne manquèrent pas de faire les Israéliens, qui l'enlevèrent en Argentine en 1960 pour le juger, puis le pendre. Ce procès très médiatisé inspirera notamment la philosophe Hannah Arendt, qui écrivit un essai sur ce triste sbire, fonctionnaire modèle pour qui la barbarie ne fut qu'une formule administrative et qui resta jusqu'au bout attaché principalement à ce que les trains de la mort arrivent à l'heure. | LES COMPLICES D HITLER - 12/12 SCHIRACH LE MAITRE DE LA JEUNESSELe nom de Baldur von Schirach est intimement lié à la mainmise et à la restructuration de la jeunesse allemande au cours des années 1930.Baldur von Schirach, d'extraction germano-américaine (sa propre mère est américaine ; son grand-père, officier unioniste, perdit une jambe à la bataille de Bull Run ; deux de ses ancêtres ont signé la Déclaration d'indépendance), est fils d'un officier d'active qui, en 1908, démissionne pour prendre la direction, à Weimar, du théâtre de la Cour. C'est à Weimar que le jeune Baldur reçoit des influences déterminantes, encore que contradictoires, pour son évolution ultérieure. Plus que par les apports du Weimar classique et postclassique, il est marqué par une forme de romantisme détérioré assez éloigné de celui d'un Hoffmann ou d'un Heine : plutôt qu'aux critères « classiques » (ordre, raison, humanité) il fera référence à la sentimentalité, à la fierté nationale vide, au clinquant funèbre. Après les convulsions qui accompagnent le premier après-guerre, le père de Baldur, limogé et aigri, se rapproche des premiers fondateurs du N.S.D.A.P. (Parti ouvrier allemand national-socialiste) et de Hitler, à qui il présente son fils. | LES GUERRIERS D HITLER - 2/6 ROMMEL L IDOLELa propagande national-socialiste l'éleva au rang de mythe, qui dura plus longtemps que le Reich qu'il servait. La légende du «renard du désert» a encore ses partisans et ses détracteurs. Hitler le promut général de la Wehrmacht. Il était ainsi le plus jeune à exercer cette fonction. Comme officier, il avait atteint son but, mais comme stratège ce fut le début du déclin. Il ne devait plus remporter de victoire. Rommel faisait partie de ces intimes d'Hitler qui voulaient le voir conclure une paix séparée avec les armées occidentales. Lors du complot du 20 juillet 1944, Rommel laissa deviner son assentiment et, devenu suspect aux yeux d'Hitler, il fut mis devant le choix du suicide avec les honneurs militaires ou du procès en haute trahison. Erwin Rommel choisit le suicide. | LES GUERRIERS D HITLER - 3/6 KEITEL LE COMPARSEAprès le désastre de l'offensive devant Moscou en décembre 1941, la grande purge du Haut-Commandement allemand se poursuivait. Le feld-maréchal Keitel lui-même, le servile et obséquieux Wilhelm Keitel, qu’à voix basse les autres généraux de la Wehrmacht surnommaient le laquais n’y échappa que de justesse.
Jeté à la porte et «cravaché d’invectives et d’injures» par Hitler, parce qu’il avait osé approuver des opérations de repli devant Moscou. Le général Alfred Jodl l’avait retrouvé dans son bureau, son revolver d’ordonnance posé à côté de lui, la tête entre les mains. Après avoir mis l’arme dans sa poche, Jodl convainquit Keitel de laisser tomber toute cette histoire, et à l’avenir, lui conseilla d’admettre les directives du Führer sans les discuter.
A quoi Keitel s’empressa de souscrire. La dernière révolte de Wilhelm Keitel n’avait pas duré dix minutes. | LES GUERRIERS D HITLER - 4/6 PAULUS LE PRISONNIERQue penser de Paulus, le maréchal allemand qui, sombrant à Stalingrad à la fin de janvier 1943, entraîna dans sa noyade Hitler et le Troisième Reich ? Ce fut la déveine, ou plus exactement l’erreur d’Hitler – car c’est lui qui l’y nomma – d’avoir eu comme chef du Sixième Corps d’Armée, au point crucial de front russe et au moment où la guerre se joua, un homme qui n’avait aucune des qualités indispensables pour recevoir un tel choc, ou, tout au moins, pour mitiger le désastre. | LES MERCREDIS DE L HISTOIRE - DIEU PROTEGE L AMERIQUE : 1/2 LES PREMIERS CROISESL'ascension politique des mouvements religieux américains, entre la seconde guerre mondiale et l'élection du président Clinton (1992). S'y mêlent anticommunisme etdimension morale et spirituelle à la société, jugée décadente. Un pôle religieux issu du parti républicain favorisera l'élection de Nixon. Même l'élection du démocrate Jimmy Carter devra beaucoup au soutien des mouvements évangélistes. | LES MERCREDIS DE L HISTOIRE - DIEU PROTEGE L AMERIQUE : 2/2 LES ARMEES DU SEIGNEURSuite à la deuxième élection de Bush - très appuyée par ces fervents religieux - certains américains désappointés n'hésitent plus à rebaptiser leur pays : -Jesusland-, avec cette main mise des fondamentalistes sur les politiques états-uniennes internes comme externes.
Le discours de cette -moral majority- est clair : Il va sans dire qu' -In God we trust- puisque ce -God- est à la fois -on our side- et -bless America-. | LOST CITIES OF THE ANCIENTS - 1/3 VANISHED CAPITAL OF THE PHARAOHIt was one of the greatest disappearing acts in history.
Piramesses, the magnificent capital of pharaoh Ramesses II, also known as Ramses the Great, disappeared from the Egyptian landscape for centuries, only talked about in folklore as the most magnificent of all of Ancient's Egypt's cities. Believed to be located on the Nile and noted for its trade connection as a result of its proximity to the river, historical records attested to its vibrance and wealth, especially symbolised by the magnificent main temple.
The dramatic discovery of this city occurred in the nineteenth century, upon scientists realising that the course of the Nile had been dramatically altered since ancient times, thus leaving the city stranded in the desert. The archaeological ruins of Piramesses (called Qantir after the modern town nearby) were found during this century by Mahmoud Hamza, who gathered a team of experts to aid in its excavation. What was quickly revealed was a site covering an area of nearly 30 square kilometers. Within this area, remains of temples, houses, horse stables, to name but a few, were uncovered.
In this episode of Lost Cities of the Ancients, we bring this magical landscape back to life, using footage to reveal what has been found and what myth would suggest has yet to be discovered. | SAVONAROLE LE PROPHETE MAUDITJérôme Savonarole (1452-1498) débute sa carrière ecclésiastique à Bologne, chez les dominicains. Prédicateur véhément, il attire des dizaines de milliers de personnes qui attendent des heures pour l'entendre. Dans ses discours, il critique les moeurs délétères de ses contemporains, condamne la dépravation des grands de ce monde et prend parti pour les humbles. Quant à ses inquiétantes prophéties, elles semblent souvent se réaliser, au point qu'elles font trembler les princes et les hommes d'Eglise. Parvenu à l'apogée de son influence, Savonarole décide d'instaurer à Florence un Etat théocratique. Inquiet, le pape Alexandre VI Borgia lui propose un avenir glorieux en échange de son silence. Savonarole refuse. Le prédicateur est finalement livré à l'Inquisition, qui le condamne au bûcher pour hérésie. | SIGMUND FREUD - L INVENTION DE LA PSYCHANALISELe premier documentaire de référence sur l'histoire de la psychanalyse : à partir d'archives encore peu exploitées, il raconte la destinée d'un homme exceptionnel et la naissance de cette nouvelle science, à Vienne, à la fin du XIXe siècle et ses développements au XX ème siècle. | SPLENDEURS DES CIVILISATIONS DU PASSE - 3/5 SODOME ET GOMORRHE LES CITES MAUDITESLes citées jumelles de Bab Edh-Dhra et Numeira, plus connues sous le nom de Sodome et Gomorrhe, les citées du péchés, ont-elles été détruites par la colère de dieu ? Grâce aux preuves archéologiques, découvrez leur véritable histoire. Cette histoire est l'une des plus anciennes de la bible. Racontée après celle d'Adam et Eve et l'arche de Noé, elle retrace la fin de deux villes condamnées par Dieu. Première étape pour les archéologues, vérifier l'existence même de Sodome et Gomorrhe, puis comparer les textes aux vérités historiques. Une enquête minutieuse menée par des spécialistes du monde entier. | TERRA X : A LA RECHERCHE DU ROI GILGAMESH - LE FANTOME D URUKL'épopée de Gilgamesh, oeuvre attribuée à Sin-Leqe-Unnini et comprenant trois mille vers rédigés en écriture cunéiforme sur douze tablettes d'argile il y a près de trois mille deux cents ans, raconte les exploits du roi sumérien Gilgamesh, personnage brutal et impétueux, vivant dans la démesure et le luxe. Qu'il ait vraiment existé et régné sur Uruk, en Mésopotamie, n'a jusqu'ici pas été démontré. Mais de nouveaux fragments de tablettes ont récemment été découverts, et avec eux autant d'indices. À quoi s'ajoute la découverte récente du site d'Uruk par des archéologues allemands. L'épopée décrit le voyage initiatique du roi, accompagné de son alter ego Enkidu. Ce dernier meurt, et Gilgamesh, au désespoir, part à la recherche du secret de l'immortalité avant de comprendre qu'il n'est pas dans la nature de l'homme de braver la mort. Assagi, le roi retourne à Uruk où il bâtit un immense rempart pour garantir la prospérité et la paix dans la ville. | TERRA X : LES MINES D HEPHAISTOS - LA VIE QUOTIDIENNE A L AGE DU CUIVREPleins feux sur la préhistoire de la métallurgie, quand l'âge du cuivre succède à celui de la pierre. C'est sans doute en Mésopotamie que sont apparus les premiers forgerons. Vers 5000 avant J.C., des paysans de Mésopotamie découvrent d'étranges pierres d'un vert scintillant : il s'agit de cuivre natif (ou brut) qu'ils commencent à marteler pour décorer des masques mortuaires. Plus tard, d'autres hommes constatent que ce minerai fond à la chaleur du feu. Ils le travaillent alors pour en faire des objets utilitaires, des bijoux, des sceptres et même des armes – qui s’avèrent décevantes à l’usage, car trop molles ! Bientôt, l'exploitation du minerai de cuivre se systématise, ainsi qu'en atteste l'antique gisement du Wadi Araba, situé dans l’actuelle Jordanie. L'utilisation du cuivre se répand ensuite dans les Balkans et dans le reste de l'Europe vers 3000 avant J.C. Les communautés qui fondent le métal et le vendent s'enrichissent. À côté du mobilier funéraire en or, les archéologues ont exhumé de magnifiques objets en cuivre, notamment à Varna, sur la mer Noire, dans la grotte de Nahal Mishmar, en Israël, et à Arslan Tepe, en Turquie. Comme le montre ce documentaire, qui retrace toute l’épopée de ces premiers forgerons, la plupart des mines de cuivre fonctionneront jusqu'au début de l'empire romain. Mais la découverte du bronze, qui associe le cuivre à l'étain, ouvre une ère technologique nouvelle. Cette matière première beaucoup plus résistante permettra désormais de fabriquer armes redoutables et équipements solides. Des expéditions guerrières s'ensuivront, qui conduiront à l'asservissement de peuples entiers. | VERSAILLES LE REVE D UN ROIVersailles : en 1649, une simple résidence de chasse au sommet d’une butte battue par les vents, entourée de forêts et de marais insalubres… Le paysage où un enfant, surnommé Soleil-Levant, découvre les plaisirs de la chasse avec son père, Louis XIII.
Un demi-siècle plus tard, la plus somptueuse résidence royale d’Europe au milieu de jardins donnant un avant-goût du paradis sur la terre. Et dans cette prison dorée, une noblesse désormais soumise au contrôle de Louis XIV.
Entre les deux, l’histoire d’un jeune roi visionnaire qui alliait à la détermination politique un goût des arts très vif et qui a mis à son service les plus grands talents de l’époque : Le Vau, Le Brun, Le Nôtre ou Mansart.
Rien ne le fait jamais fl échir - ni les guerres, ni les fi nances, ni les drames personnels - dans la réalisation d’un rêve qui fait de lui le maître d’oeuvre unique de son palais.
Aux trois femmes qu’il aime successivement correspondent les trois grandes périodes de l’histoire de Versailles : le château des plaisirs de jeunesse avec Mademoiselle de la Vallière, le château de la politique avec Madame de Montespan, le château de la gloire et du renoncement avec Madame de Maintenon.
A travers ces longues noces entre l’architecture, l’art et le pouvoir, rythmées d’un bout à l’autre par les impulsions, les intuitions, les arbitrages d’un souverain absolu, Versailles, le rêve d’un roi esquisse un portrait sensible et attachant du Roi-Soleil. |